Dégustation du soir, Jamaïque

Hampden & Velier 2019: LFCH 2011 Singapour

Quatrième étape et destination exotique au programme puisqu’après Berlin, Spa et Londres nous allons à Singapour cette fois! Sans doute la destination la plus surprenante pour l’amateur qui ne suit pas le marché de près, la ville/état n’en est pas moins une place de plus en plus forte en matière de consommation de spiritueux. Non que l’attrait de la population locale soit plus important qu’ailleurs mais le coût de la vie sur place étant très élevé, inévitablement le prix des bouteilles y est à l’échelle. Et qui dit prix élevé dit luxe, image de marque, bling bling et donc « place to be » 😉

Nous voici donc face à un nouveau single cask de la série avec un mark qui était déjà apparu en embouteillage « pur » dans la gamme Habitation Velier avec un LCFH 2011 à 60,5%, annonçant un titre d’esters de 200g/hlpa et par ailleurs toujours disponible un peu partout. Du coup me direz-vous, quel intérêt d’en ressortir un autre, même mark, même année et plus cher? Et bien je vous renvoie au premier paragraphe pour l’explication officieuse, la version officielle se réfugiant derrière le terme « single cask ». Bref nous sommes face à un rhum de 8 ans, titrant à 61,7%, sorti à 250 exemplaires et présenté au Whisky Live Singapore 2019. Pas la peine de vous donner un prix de sortie tant il n’a même pas été possible de l’approcher sans un beau réseau international d’approvisionnement, disponibilité exclusivement locale oblige. Donc passons directement à la dégustation!

Dégustation

Nez

À peine servi qu’il embaume bien plus qu’escompté. Là où je m’attendais à un rhum sage comme l’OWH précédent je me retrouve avec une belle trame jamaïcaine. Le premier nez est un mélange de caramel et de solvant, le tout rehaussé de notes de bonbons arlequins. Les fruits sont là, mûrs bien sûr, Hampden oblige, mais tout de même plus frais et moins lourds que sur les profils plus chargés. C’est plutôt la banane qui domine et elle n’est pas archi mûre, plutôt  » à point ». Elle est accompagnée de notes végétales, sur le raisin. L’alcool est par moments un peu trop présent, les 61% se rappelant à notre bon souvenir.

Bouche

La première impression n’est pas la gourmandise caractéristique des gros Hampden. On est plutôt sur un boisé légèrement mouillé, apportant de l’amertume. Des notes de caramel se mêlent à ce boisé pour l’adoucir. La banane du nez ressort ici aussi mais plutôt grillée, voire flambée. Elle s’accompagne du côté végétal repéré au nez, avec des fruits exotiques verts. Par moment j’y retrouve des notes de cannelé bordelais même avec une touche de vanille.

Conclusion

Voilà un rhum duquel je n’attendais pas grand chose et qui m’a agréablement surpris. Ne nous méprenons pas, je ne payerais pas une seule seconde le prix du marché actuel pour cette bouteille Au prix de sortie en revanche, je pourrais hésiter. Nous sommes là face à un profil intéressant, ne reniant pas du tout sa filiation jamaïcaine tout en apportant une autre facette au profil Hampden. Une belle référence dont je savourerai la fin du sample avec plaisir 😉

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