Dégustation du soir, Spiritueux (hors rhum)

Grape of the Art – De Séailles à Bel Air

À force de vous en parler vous connaissez Grape of the Art , je ne vous refais pas la présentation complète de ce nouvel embouteilleur allemand. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ne sont pas là pour chômer puisque, été ou pas, ils gardent leur rythme d’à peu près un embouteillage par mois. Difficile de tenir la cadence mais je vous rattrape donc les deux derniers embouteillages en date.

1 – Séailles 1988 – 50,0%

Grape of the Art revient sur un terrain qui lui a déjà sourit puisqu’il s’agit du Domaine de Séailles, qui avait fait le bonheur des acquéreurs de la 2ème cuvée de la marque. Direction donc la Ténarèze pour un Armagnac distillé en 1988 à base d’Ugni blanc et embouteillé 32 ans plus tard à 205 exemplaires titrant à 50% tout rond. Inutile de parler d’argent puisque (malheureusement) les bouteilles de la marque sont épuisées de plus en plus rapidement, cette cuvée étant sold-out à l’heure de vous écrire. Sachez seulement qu’elle était commercialisée au prix doux de 130€.

Nez

Voilà un nez qui en a des choses à raconter. Le profil est typé Armagnac mais Armagnac *funky*, c’est à dire qu’à côté des classiques du genre que sont les raisins ou la prune on retrouve pas mal d’autres marqueurs plus originaux: du cuir à la pêche, en passant par les fruits secs et un boisé bien riche, avec une jolie gourmandise olfactive.

Bouche

Sur le palais ce Séailles rentre déjà plus dans le rang, il est nettement torréfié, marqué par les fruits confits et les notes grillées. Le boisé est toujours riche mais plus vers l’empyreumatique, avec des notes de cuir et de sucre grillé/caramélisé. Un profil plus lourd donc, plus charpenté.

2 – De Belair 1993 – 52,2%

Retour dans le Bas-Armagnac pour cette nouvelle collaboration entre Grape of the Art et L’Encantada. Direction donc le domaine de Belair pour un Armagnac 100% Baco, distillé en 1993 et embouteillé 27 ans plus tard à seulement 120 exemplaires, titrant à 52,2%. Comme pour le précédent, inutile de chercher à en acquérir une malheureusement, même si le prix était un peu plus élevé puisqu’elle est sortie à 160€.

Nez

Après le nez du Séailles celui-ci rentre dans le rang. Le profil est classique du genre mais tout y est. On y retrouve un boisé mêlé au rancio, avec du pruneau, des raisins secs, des fruits à coque et une pointe de tabac. Rien d’opulent ni de surprenant mais c’est bien fait.

Bouche

La bouche est cohérente avec le ressenti olfactif, le boisé est net, teinté d’une légère rondeur de fruits confits. Les raisins secs sont bien là, les autres marqueurs du nez aussi. Encore une fois un profil classique mais bien exécuté. De quoi déguster un Armagnac typique et néanmoins agréable.

Conclusion

Voilà encore deux nouvelles sorties d’une marque décidément très active depuis sa création. Les deux embouteillages sont assez différents, sur papier du moins. À la dégustation le nez du Séailles m’a vraiment plu, même si la bouche rentrait dans le rang. Le Belair m’a en revanche semblé trop propre à mon goût, manquant de ces aspérités qui font qu’on peut tomber amoureux d’un spiritueux. Néanmoins il fait clairement le taf et mérite au minimum d’y goûter, si vous avez la chance de croiser ces bouteilles un jour 😉

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