Salons - évènements

WL 2018: les dégustations de Cédric L

Oui, moi aussi, je suis allé au Whisky Live cette année ! Je ne vous détaillerai pas mon périple car il ressemble à s’y méprendre à celui de Cédric Sip (à lire ici), à part un coucher beaucoup plus tôt suite à une petite erreur de débutant : oublier d’aller manger un truc entre les rhums et les autres spiritueux… Mauvaise idée!

Ceci étant, j’avais pris avec moi des fioles pour ramener à la maison quelques centilitres des rhums que j’avais l’occasion de déguster. Vu les conditions d’un salon, regoûter au calme est toujours mieux pour se faire un idée précise d’un spiritueux. Je suis donc revenu avec une bonne dizaine de samples, plus quelques autres souvenirs.

054


The Wild Parrot, Uitvlugt 1997 – 2018, 48.9%

Dans le verre la couleur est paille, le fût n’a presque pas marqué le rhum.

Au nez, j’y trouve du vernis, du bois vert, du massepain et un peu de fruits exotiques mûrs. Il y a aussi une touche de noyau de cerise.

En bouche, le côté pâtissier s’exprime en premier avec ensuite le fruité du nez. J’y trouve aussi quelques épices. La finale est sur le menthol et puis viennent l’amande et une touche de fruit.

C’est bon, mais ça casse pas non plus milles briques, encore moins pour son prix.


PMG Libération 2018, Test Proof, 68%

Tout le monde le sait (ou presque): la fin des « Libération » approche. Le rhum qui suit a bien été distillé chez Bielle avec l’alambic « Rhum Rhum » mais a vieilli chez Karukera. J’ai ensuite entendu dire que chez « Rhum Rhum » ils ne le trouvait pas assez typé « Libération », et que du coup ils avaient rapatrié les fûts sur Marie-Galante… affaire à suivre.

Dans le verre, le jus a une belle couleur or tirant sur le cuivre. Les larmes sont fines et prennent leur temps pour descendre.

Au nez on ne s’y trompe pas, on est bien sur un Libération. J’y trouve pêle-mêle un peu de poudre à canon, du massepain et de la marmelade d’orange.

En bouche, l’alcool est présent, je retrouve ce côté marmelade d’orange présent au nez et des notes de cacao.

La finale se joue à nouveau dans ce registre d’agrumes et de cacao, avec une pointe additionnelle de caramel.

Je suis impatient de voir ce que donnera le produit abouti !


Foursquare Destino, 61%

Voici donc la deuxième version du Destino après celle éditée pour les 70 ans de Velier. C’est un rhum de 2003 qui a passé 12 ans en ex-fût de Madère et 2 en ex-fût de Bourbon.

Le rhum est acajou, les larmes sont fines et lentes.

Au nez, le caramel arrive en premier. Viennent ensuite les fruits (raisin) et puis des notes fumées. L’ensemble est assez gourmand.

En bouche, c’est vineux, avec un beau caramel. Les fruits ne sont pas en reste avec le raisin et la pêche. La finale est belle, dans la lignée de la bouche avec ces notes de fruits à chair blanche et de caramel. Une pointe de café et un zeste d’orange font aussi leur apparition.

C’est clairement intéressant, même si je pense lui préférer le Tryptich. Je suis aussi curieux de voir ce que donne le Criterion (mon sample arrive).


Antigua Blend 2012 pour les 70 ans Velier, 66%

Pour ce rhum Luca Gargano a mis la main sur 17 fûts qui ne convenaient pas au maître distillateur de chez Antigua. Un fût a été embouteillé en « single cask » et les autres ont été assemblés pour sortir des bouteilles à un prix plus que raisonnable. À noter que mon sample était vraiment minime et du coup je pense que je suis un peu passé à côté du truc vu ce que je vois comme écho.

Le rhum est doré. Au nez, j’y ai trouvé du caramel, du solvant et des notes fumées.

En bouche la première gorgée piquait un peu. Passé cela, j’y ai trouvé du caramel et un peu de fruits.
La finale se fait sur ce combo fruits/caramel avec un peu d’épices et de cacao.

Je n’ai pas été transcendé mais je serais curieux de le tester à nouveau avec quelques centilitres de plus.


Sample « Mystère »

Impossible de retrouver dans mon carnet une référence correspondant à ce sample que j’ai numéroté « WL 7 ». Du coup on déguste à l’aveugle!

Au nez ça ne trompe pas, on est en Jamaïque: il y a du solvant à profusion! Derrière ce côté solvant / vernis, j’y trouve aussi du fruit très mûr, du cuir et un peu d’épices.

En bouche, l’attaque est assez franche: on sent l’alcool sans que ça ne dérange. Mais toute de suite après ce sont les fruits qui arrivent, on dirait un bonbon tellement ils sont présents ! J’y ai trouvé un peu de fruits exotiques mais aussi des fruits rouges, de la cerise notamment. C’était assez incroyable!

La finale est peut-être un peu courte, mais elle est aussi très portée sur les fruits.

Du coup j’essaye de me souvenir à quel stand je me suis arrêté et où j’aurais pu récupérer ce sample. Et là, eureka, je pense à Plantation où nous nous sommes arrêtés pour tester les deux nouveaux extrêmes LongPond, entre-autres. Je retourne du coup lire les notes de Cédric Sip sur ces deux fûts et bingo, il y en a qui match !

Mon sample « mystère » est donc en fait le Plantation Long Pond HJC (22ans – 56,2%).

Une vraie gourmandise, surtout une fois les notes de solvants passées. Ca va être chaud d’en trouver une à prix de sortie !


Long Pond: Vale Royale et Cambridge, 62.5%

Cette année ce n’est pas un ni deux mais 4 Long Pond que ce bon Luca nous a sorti de ses cartons. J’ai ramené dans mes valises un peu de Vale Royale et de Cambridge.

Le Vale Royale est un jus de 2006. Le mark est VWR et Velier nous dit que c’est un Wedderburn soit un taux d’ester compris est compris entre 150 et 250 g/hlap pour ce mark en sortie d’alambic (en principe 200 à 300 pour un Wedderburn).

Le Cambridge date lui de 2005. Le mark est STC♥E, avec un taux d’ester annoncé de 550 à 700 g/hlap pour le mark en sortie d’alambic, alors qu’il est aussi indiqué Continental Flavoured, ce qui correspond en principe à une fourchette de 700 à 1600 pour l’appellation.

Les deux ont été embouteillés en 2018 à 62.5 %. Leur robe est identique, un beau cuivré.

019

Au nez les deux sont assez proches. Dans le Vale Royale, derrière le solvant, je trouve des notes d’amandes, d’olives et de fruits : mangue et ananas en tête.

Son pote Cambridge est lui plus fougueux. Le solvant est plus marqué et on y trouve aussi un peu de fruits mais moins marqués que dans l’autre. Par contre je trouve ici des notes épicées que n’ai pas eu dans le premier.

Au nez, le Vale Royal est celui qui m’a donc le plus séduit.

En bouche c’est l’inverse qui se passe, le Vale Royale attaque un peu plus que le Cambridge alors que le taux d’alcool est identique. En bouche le premier suit la trame du nez, avec en plus une note iodée assez sympathique. Le Cambridge est un peu plus doux. Ici aussi la bouche suit le nez avec aussi une pointe iodée. L’olive fait aussi son apparition.

La fin de bouche du Vale Royale se fait sur les fruits exotiques avec une pointe d’amertume (agrumes) et de cacao. Le second lui est plus dans un mélange fruits et notes mentholées/camphrées.

Résultat: difficile d’en choisir un ! Les deux sont bons, mais après avoir gouté le Plantation HJC, je pense que je craquerai sur ce dernier si l’occasion m’en est donnée…


048Conclusion

Le salon fut l’occasion de goûter de nombreuses nouveautés en Rhum : les Profils 105 bio et 107, les Hampden Estate, le Genesis ambré et bien sûr les nouveaux grands arômes de Savanna. J’en ai aussi profité pour tester quelques pépites difficilement accessibles à mon portefeuille : Neisson 15 et 18 ans par exemple.

Le WL ce n’est pas que du Rhum, j’ai donc été voir ce qu’on faisait du côté des Cognacs, de l’Armagnac, du Calvados ou des Eaux-de-vie de fruits (Capovilla).

022Enfin ce fut aussi l’occasion de faire quelques belles rencontres, entre amateurs d’abord mais aussi avec les producteurs !

Un coup de coeur ? Pas vraiment, même si deux sorties sortent du lot : les grand arômes 14 ans et HERR Japan Tribute chez Savanna d’un côté, le Long Pond HJC de chez Plantation de l’autre (je n’ai pas goûté l’ITP 😦 ).

L’année prochaine j’essayerai d’aller au salon Dugas pour voir d’autres choses !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.